CHIRURGIE DES MOLLETS ET CHEVILLES
Il faut les considérer ensemble car il est rare qu’une cheville épaisse fait suite à un mollet très fin. Le plus délicat est par conséquent de réaliser un travail dégradé dont l’aspect global va être harmonieux. Sur les mollets, la couche de graisse est rarement considérable et le moindre défaut se voit. La cheville, elle, constitue une zone difficile, car la peau est épaisse et la graisse pas clairement délimitée. Tout ce travail minutieux se fait à la seringue. Même dans les mains les plus expertes, il peut se produire des irrégularités ou des défauts de symétrie entre les deux jambes. La récompense d’une intervention réussie est que le résultat n’est visible que 3 a 6 mois après au minimum. Ce qui n’empêche pas de devoir porter des bas de contention pendant un mois, voir plus.
Quant aux jambes “en poteau”, leur forme cylindrique est toujours héréditaire et n’est pas une bonne indication chirurgicale. Les grosses jambes associent surcharge graisseuse, insuffisance lymphatique et veineuse et, par conséquent, œdème. Leur traitement relève principalement du phlébologue ou de l’angiologie (Le spécialiste des vaisseaux). Il passe par la diététique, la stimulation du retour veineux et lymphatique, le sport, le drainage et, mais seulement en fin de course, la liposuccion de la graisse qui, en même temps, améliore le retour veineux.
Avant l’intervention, le chirurgien pratique un bilan clinique veineux et lymphatique pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un problème de cellulite et non d’un œdème dû à une mauvaise circulation sanguine.